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Les besoins du lapin domestique

03/03/2026 Conseils du vétérinaire
Les besoins du lapin domestique

Longtemps considéré comme un animal « facile », le lapin domestique est en réalité un compagnon sensible, intelligent et exigeant. Bien comprendre ses besoins est essentiel pour préserver sa santé et lui offrir une vie longue et équilibrée.

❖ Une alimentation adaptée : la base de sa santé

Le lapin est un herbivore strict, ainsi son système digestif est adapté à ce mode d’alimentation. De plus, le lapin a des dents à croissance continue, qui doivent s’user naturellement grâce à une alimentation riche en fibres. Ces particularités digestives et dentaires expliquent la plupart des problèmes de santé du lapin, d’où l’importance d’une alimentation adaptée.

Le foin constitue l’aliment principal : il doit être disponible en permanence et à volonté, propre et de bonne qualité.

Il joue un double rôle :

Maintien du transit intestinal : les fibres stimulent la motricité digestive et préviennent la stasegastro-intestinale, affection fréquente et grave chez le lapin.

Usure des dents : la mastication prolongée du foin permet une usure physiologique des dents et limite les malocclusions dentaires.

Un lapin qui consomme peu de foin s’expose à des troubles digestifs graves et à des problèmes dentaires douloureux qui nécessitent une intervention vétérinaire.

Les aliments frais complètent l’alimentation quotidienne. La verdure fraîche (herbe) complète le foin. Concernant les légumes, on peut en apporter quotidiennement, en quantité raisonnable et adaptée au poids de l’animal. Ils apportent eau, micronutriments et variété alimentaire. Cependant, ils ne peuvent à eux seuls couvrir les besoins du lapin.

Nous conseillons de privilégier les légumes à feuilles vertes comme les fanes de carottes ou radis, la salade, les endives.

Les fruits sont à donner en petite quantité, comme des friandises, une à deux fois par semaine.

Une introduction trop rapide de nouveaux aliments ou des aliments inadaptés peuvent provoquer diarrhée ou déséquilibre de la flore intestinale.

Les granulés peuvent être proposés en petite quantité, pour compléter la ration, mais ils ne doivent pas remplacer le foin. Ils doivent être distribués en deux prises quotidiennes. Ils peuvent être mélangés au foin ou placés dans des jouets d’occupation type balles distributrices. La quantité moyenne de granulés est de 20 g/kg/jour.

Certains aliments sont à éviter : pain, biscuits, céréales, pommes de terre, sucreries ou restes de table qui peuvent provoquer de graves troubles digestifs. Le laurier-rose et l’if ont une toxicité reconnue.

❖ Un habitat spacieux et sécurisé

Contrairement aux idées reçues, le lapin ne doit pas vivre exclusivement en cage. Il a besoin d’un espace de vie suffisamment grand pour se déplacer, courir, sauter et explorer. C’est un animal très curieux et intelligent qui apprend facilement à utiliser une litière.

Son environnement doit comporter :

  • une zone de repos confortable,
  • une litière propre,
  • des cachettes pour se sentir en sécurité,
  • des objets à ronger,
  • du foin à volonté.

Un espace sécurisé est indispensable : les lapins adorent grignoter câbles électriques, plantes ou objets dangereux. Il est donc intéressant d’aménager un enclos en intérieur et/ou en extérieur.

L’enclos extérieur doit être sécurisé contre les prédateurs et disposer d’une zone abritée isolée des courants d’air et des intempéries, le lapin y étant très sensible.

La qualité et l’entretien du sol et de la litière sont indispensables pour éviter les pododermatites.

❖ Des besoins comportementaux importants

Le lapin est un animal social et curieux. Il a besoin d’interactions régulières, que ce soit avec ses humains ou, idéalement, avec un congénère compatible. Deux mâles adultes peuvent parfois se battre. Ainsi, un duo de lapins du sexe opposé reste l’idéal, en ayant bien évidemment stérilisé au moins l’un des deux.

Il apprécie les moments de liberté, les jeux et la stimulation mentale. L’ennui peut entraîner stress et problèmes de santé, destruction ou troubles du comportement.

Respecter son rythme est essentiel : le lapin n’aime pas être porté de manière brusque et peut se montrer craintif s’il ne se sent pas en confiance.

❖ Un suivi vétérinaire indispensable

Le lapin est un animal fragile qui masque souvent les signes de maladie. Une perte d’appétit, un arrêt des crottes ou un changement de comportement doivent toujours être pris au sérieux.

Un suivi vétérinaire régulier permet :

  • de vérifier l’état des dents,
  • de contrôler le poids,
  • de mettre en place les vaccinations recommandées, qui protègent contre des maladies potentiellement mortelles,
  • de discuter de la stérilisation ou de la castration : chez la femelle, la stérilisation est fortement recommandée, sans quoi elle risque de développer des tumeurs utérines. Chez le mâle, la castration permet de réduire certains comportements indésirables (marquage urinaire, destruction, cohabitation compliquée, …)

❖ Un engagement sur le long terme

Un lapin peut vivre 8 à 15 ans, parfois davantage. Adopter un lapin implique donc un engagement durable, du temps et un budget adapté.

Avec un environnement et une alimentation adaptés, le lapin devient un compagnon affectueux et attachant.

L’équipe vétérinaire reste à votre disposition pour vous conseiller et vous accompagner à chaque étape de sa vie.



Dois-je faire castrer mon chien ?
Dois-je faire castrer mon chien ?

02/05/2024 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Castrer un chien c’est le priver de sa capacité à se reproduire, la castration peut être faite à partir de l’âge de 6 mois en fonction de sa race. ❖ Pourquoi le faire castrer ?Avant tout pour qu’il n’ait pas des chiots et donc lutter contre les abandons et le trafic d’animaux.    Pour des raisons médicales :Certains chiens ont leurs testicules qui ne sont pas descendues vers l’âge de 6 mois, c’est sans doute une cryptorchidie, un dysfonctionnement héréditaire qui touche 1 à 10 % des chiens mâles. Ces chiens ne doivent pas se reproduire et le testicule rester à l’intérieur peut entrainer des soucis en vieillissant, il faut donc les castrer.Pour prévenir ou traiter les pathologies testiculaires ou prostatiques liées aux hormones (cancer), les abcès et tumeurs des glandes anales.     Pour des raisons comportementales :Une libido exacerbée (le chien excité qui se frotte à votre jambe ou sur les coussins), du marquage urinaire (des petits jets d’urine répétés à l’intérieur et à l’extérieur), de l’agressivité envers les autres chiens mâles, des fugues, du vagabondage, des hurlements… La probabilité d’atténuer ou supprimer ce type de comportement est plus élevé s’il est castré à un jeune âge.Attention : Les problèmes de hiérarchie homme/chien ne seront pas résolus avec la castration, seul l’éducation comportementale du chien et de son propriétaire y parviendra.     Pour des raisons légales :Les chiens ne 1ère catégorie non inscrit au LOF ( Pitt-Bull, American Staff, Boerbull, Tosa) doivent obligatoirement être castré avant l’âge de 1 an.❖ Les techniques- Ablation des testicules : Chirurgie réalisée sous anesthésie générale et accompagnée d’antidouleurs pendant et après l’intervention. Une collerette est conseillée, des promenades en laisse sans course ni saut jusqu’au retrait des fils pendant 10-15j.- Implants contraceptifs sous cutanés : produisent une infertilité temporaire et réversible, les effets s’estompent après quelques mois.- Vasectomie : section des conduits qui acheminent le sperme jusqu’aux testicules, n’aura malheureusement aucun effet sur les comportements sexuels et est donc peu pratiquée.❖ Pour en savoir plus : les prothèses testiculairesLes implants testiculaires en silicone existent en particulier chez les chiens et surtout aux États Unis. Ces implants ont été créés car certains maîtres vivaient mal la castration de leur chien et non pour redonner confiance à son animal comme a pu prétendre Kim Kardashian lors de la chirurgie de son Boxer. Un marché juteux pour les fabricants.Les prothèses testiculaires sont mises en place par le vétérinaire mais uniquement lorsque la santé de l’animal les justifie. C’est une intervention uniquement esthétique qui n’apportera rien au bien être de votre compagnon et l’empêchera de participer à un examen de confirmation ou concours de beauté. Pour en savoir plus :Les implants hormonaux: https://www.depecheveterinaire.com/le-point-sur-la-sterilisation-du-chien-male-et-l-utilisation-des-implants-de-desloreline_679A4B813263A061.htmlLes prothèses: https://www.lefigaro.fr/assurance/2012/05/30/05005-20120530ARTFIG00689-chiens-chats-les-operations-de-convenance-en-question.phpLa stérilisation du chien:https://fr.virbac.com/home/tout-sante-bien-etre/sterilisation-chien-male-et-mode-de-vie.htmlhttps://www.santevet.com/articles/faut-il-faire-castrer-son-chien-ou-son-chat

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Mon rat a une masse sous la peau, qu’est-ce que c’est ?
Mon rat a une masse sous la peau, qu’est-ce que c’est ?

02/04/2024 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Les masses sous-cutanées du rat sont souvent d’origine tumorale (tumeur mammaire, lipome…), mais il peut aussi s’agir d’une hyperplasie du tissu mammaire ou encore d’un processus infectieux comme un abcès. Cet article s’intéresse aux tumeurs mammaires. ❖ Les tumeurs mammaires du rat, qui est touché et pourquoi ?Les tumeurs mammaires chez le rat sont fréquemment rencontrées en clinique et se caractérisent par la croissance plus ou moins rapide d’une masse sous-cutanée pouvant se trouver presque n’importe où sur le corps de l’animal. En effet, la distribution du tissu mammaire étant très étendue sous la peau du rat, les tumeurs mammaires ne se localisent pas uniquement à proximité de la mamelle. Elles peuvent se déclarer autant chez le rat mâle que chez la femelle et atteindre une taille pouvant dépasser les 10 cm de diamètre. Chez la femelle la fréquence des tumeurs mammaires est plus élevée chez les individus entiers que chez les stérilisés laissant sous-entendre le rôle des hormones sexuelles dans leur développement. Les tumeurs mammaires malignes représentent moins de 25% des tumeurs mammaires du rat.❖ Quels sont les symptômes observés lors de tumeurs mammaires ?Il s’agit en général d’une masse qui se développe sous la peau, plutôt lisse, sans modification de la peau en regard et non attachée aux plans musculaires plus profonds. Cependant, en fonction de la nature de la tumeur ou de sa localisation, sa surface peut être irrégulière, la peau peut être ulcérée et il peut parfois y avoir des sécrétions lactées. La masse peut être de taille très variable et il n’est pas rare qu’elle grossisse vite (en quelques semaines). Il est donc conseillé de consulter votre vétérinaire avant que la taille ne gêne les déplacements de votre rat ou que la masse n'atteigne des structures fragiles comme l’anus ou l’urètre, les empêchant alors de fonctionner normalement.❖ Comment diagnostiquer une tumeur mammaire ?Lorsqu’un rat présente une masse sous-cutanée, le vétérinaire peut proposer une ponction de la masse à l’aiguille fine et observer les cellules récupérées au microscope. Cela peut notamment permettre de faire la différence entre un abcès et une masse tumorale. Cependant, le traitement recommandé étant l’exérèse totale de la masse, cet examen n’est pas toujours réalisé en pratique.Lors de la suspicion d’un processus tumoral, un bilan d’extension radiographique à la recherche d’éventuelles métastases pulmonaires est recommandé.❖ Quel est le traitement possible ?Le traitement de choix est le retrait total de la tumeur. En fonction de la localisation et de la taille de la masse, la chirurgie peut être rapide et simple ou plus délicate. Par exemple, les masses localisées dans le bas ventre impliquent souvent une partie de l’urètre, du vagin et/ou de l’anus de l’animal et il est parfois difficile de retirer l’ensemble de la masse sans abîmer ces structures. Les sutures sont parfois très étendues et la plupart du temps les fils sont cachés dans la peau afin de limiter le risque que le rat ne ronge ses fils. Il peut arriver qu’une partie de la plaie ne puisse pas être refermée complètement, auquel cas un pansement est mis en place pour protéger les tissus et accélérer la cicatrisation par seconde intention.En raison de la forte prédisposition des femelles entières à développer des tumeurs mammaires, il est recommandé de faire stériliser la ratte lors du retrait de la masse, lorsque c’est possible.❖ Est-ce que c’est une maladie grave ?Après l’intervention, une analyse histologique de la masse est proposée afin de déterminer la nature de la masse : quel est le type de tumeur, est-elle bénigne ou maligne ? Cela permet d’affiner le pronostic et d’anticiper les récidives et de surveiller l’apparition d’éventuelles métastases.Lorsque la tumeur est bénigne, le pronostic est bon, mais sur un animal non stérilisé, d’autres tumeurs pourront potentiellement se développer ailleurs. Lorsque la tumeur est maligne, le pronostic est réservé à sombre en raison du risque de récidives et de métastases qui peuvent être à l’origine d’une dégradation de l’état général du rat voire de sa mort à court ou moyen terme.Question curieuse : Mon/ma rat/ratte est stérilisé.e mais continue d’avoir des tumeurs mammaires, pourquoi ?Lors de récidives fréquentes des tumeurs mammaires bénignes chez un rat, et ce malgré la stérilisation, une tumeur d’une partie du cerveau, appelée l’hypophyse ou glande pituitaire, doit être suspectée. Cette glande est notamment responsable de la sécrétion d’une molécule appelée prolactine qui va activer le fonctionnement du tissu mammaire. Lorsqu’elle est tumorisée, cette glande va sécréter de la prolactine de manière anarchique et entrainer une croissance anormale du tissu mammaire favorisant le développement d’une tumeur. Ce phénomène est appelé « complexe prolactinome ». Cette tumeur du cerveau peut parfois être soignée, de manière temporaire, avec un médicament administré à vie. Mais il n’est pas toujours efficace et la tumeur est vouée à moyen terme à échapper au traitement. Le pronostic de cette maladie est globalement sombre à moyen terme. Références :QUESENBERRY KE, CARPENTER JW. Ferrets, Rabbits and Rodents Clinical Medicine and Surgery. 4th ed. Saunders WB. 2020 : 656pVERGNEAU-GROSSET C, KEEL MK, GOLDSMITH D, et al. Description of prevalence, histologic characteristics, concomitant abnormalities, and outcomes of mammary gland tumors in companion rats (Rattus norvegicus) : 100 cases (1990-2015). J Am Vet Med Assoc, 2016 ; 249(10):1170-1179.

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C’est quoi le Coryza ?
C’est quoi le Coryza ?

01/03/2024 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

Le coryza est un terme général pour désigner en réalité un ensemble de signes cliniques respiratoires pouvant provenir de causes virales ou infectieuses :- Des virus : Herpes virus, Calicivirus et Réovirus- Des bactéries : Chlamydophila, Mycoplasma, BordetellaC’est une pathologie du chat très fréquente (90% des chats seront en contact dans leur vie avec un Herpesvirus, et 80% des chats en collectivité seront en contact avec un Calicivirus), contagieuse, transmissible uniquement entre chats. Il n’y a donc aucun risque pour les humains. ❖ Quels sont les chats à risques ?- Les jeunes chatons de 2 à 12 semaines- Les chats vivant en groupe (chatterie, refuge, semi sauvages…)- Les chats porteurs d’une immunodéficience féline (FIV) ou d’une Leucose- Les chats ayant subi un stress (déménagement, changement de propriétaire, arrivé d’un nouveau chat à la maison…)❖ Quels sont les symptômes ?Le coryza se manifeste par des écoulements oculaires, nasaux, des conjonctivites, des éternuements, de la toux, de la fièvre parfois, et, selon l’agent infectieux (par exemple le calicivirus), des stomatites, des ulcères linguaux et buccaux, accompagnés d’hyper salivation.Si vous détenez plusieurs chats, dès le 1er signe, l’animal infecté doit être isolé. Il est préférable d’utiliser des vêtements et chaussures spécifiques pour aller le voir que vous retirez après sa visite et de vous laver les mains pour ne pas contaminer les autres chats de la maison.Les symptômes se déclarent en général 5 à 7j après la contamination.❖ Quand dois-je consulter ?Si votre chat ne souffre pas d’autres pathologie (ex : fiv, felv…), que les symptômes sont faibles (écoulements clairs, quelques éternuements) et qu’ils n’affectent pas l’état général de votre animal (s’il n’a pas de fièvre et qu’il continue de manger), ses symptômes régresseront le plus souvent dans les 7j, s'ils persistent au-delà, il conviendra de consulter son vétérinaire. En cas de symptômes plus importants, il faut consulter rapidement car le Coryza peut aussi entrainer la mort. Le diagnostic est avant tout clinique mais parfois il nécessitera un diagnostic plus précis par test PCR comme pour la covid humaine.❖ Quels sont les traitements ?Il n’existe actuellement aucun traitement permettant d’éliminer le virus chez le chat infecté, toutefois, en fonction des symptômes présentés il existe tout un arsenal thérapeutique allant des topiques oculaires lors de conjonctivite ou d’ulcères, des nébuliseurs pour fluidifier les sécrétions, des antibiotiques en cas d’atteinte de l’état général ou de secrétions purulentes, des traitements oraux complémentaires ( L-Lysine) pour éviter la multiplication du virus, et parfois en cas de récidive sur des cas graves d’herpes virus : des antiviraux ( interférons, zidovudine). Une hospitalisation sous perfusion et sous sondage naso gastrique est parfois nécessaire dans les cas graves. Le pronostic est bon mais un certain nombre de chats porteurs de l’herpès virus peuvent subir un remodelage de la cavité nasale qui détruit certaines structures et provoque des rhinites chroniques et invalidantes.Un chat guérit du Coryza peut rester porteur de la maladie pendant de longues années et être à nouveau contagieux suite à un stress, une mise à bas ou une maladie.❖ Comment puis-je éviter ce type de maladie ?Le meilleur moyen reste la vaccination. Comme les humains avec le vaccin contre la COVID, celui-ci n’empêche pas d’être infecté ou d’excréter mais il empêche les formes graves. Le vaccin agit contre les calicivirus, la rhinotracheite, et les chlamydias. Il s’effectue à partir de l’âge de 8 semaines en 2 injections espacées de 3 à 4 semaines. Un rappel est nécessaire chaque année.Nous pouvons véhiculer les agents pathogènes sur nos vêtements et nos chaussures, un chat d’intérieur peut donc se contaminer sans sortir, sans rencontrer d’autres chats. Références :- Maladies respiratoires du chien et du chat, Hernandez et Poncez (2012), p.401- Le coryza du chat https://www.fregis.com/fr-fr/chats/fiches-info-sante-des-chats/coryza-chez-le-chatPour en savoir plus :- Le coryza du chat video tony et leonhttps://www.youtube.com/watch?v=EOQf9k5bKFU&t=451s- Réaliser une inahaltion https://www.youtube.com/watch?v=iNPLa6aT1Yc

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La myxomatose, qu’est-ce que c’est ?
La myxomatose, qu’est-ce que c’est ?

01/02/2024 - Conseils du vétérinaire

Conseils du vétérinaire

La myxomatose est une maladie causée par un virus de la famille des poxvirus du genre Leporipoxvirus. Il a été l’un des premiers virus à être observé et identifié à la fin du 19ème siècle en Amérique du Sud. Sa structure extérieure est proche du virus de la variole. ❖ Quels sont les animaux qui peuvent être touchés par la maladie ?Les lapins du genre Oryctolagus (lapin domestique et sauvage européen) sont particulièrement sensibles à ce virus, et la maladie est en général grave et potentiellement mortelle en fonction du statut immunitaire de l’animal. Les lapins du genre Sylvilagus (lapin sauvage d’Amérique du Nord que l’on retrouve aussi un peu dans le milieu naturel en Europe) sont moins sensibles et ne développent en général qu’une masse tumorale cutanée bénigne appelée fibrome. Les lièvres peuvent être touchés par la myxomatose mais de manière très anecdotique.❖ Comment le virus se transmet-il ?Le virus peut se transmettre par inhalation de particules virales en contact direct avec un lapin sauvage ou domestique infecté ou de manière indirecte par le biais d’insectes piqueurs comme les moustiques, les puces ou les cheyletielles par exemple. La population de lapin sauvage est un réservoir du virus etles pics endémiques correspondent aux périodes où les insectes piqueurs sont les plus nombreux (au début du printemps et de l’automne en général, lorsque le climat est doux et humide). Le virus peut résister plusieurs mois dans l’environnement et bien qu’il soit relativement résistant aux températuresextrêmes (résiste à des températures de plus de 60°C et à la congélation), il est sensible aux UV et à beaucoup de désinfectants usuels, dont l’eau de Javel à 10%.❖ Quels sont les symptômes observés lors d’une myxomatose ?Le temps d’incubation est d’environ 4 à 5 jours. Typiquement la myxomatose est à l’origine de la formation de petites masses sous-cutanée qui peuvent se développer partout sur le corps, mais les pourtour des orifices sont particulièrement touchés : le tour des paupières majoritairement, les narines, les lèvres, la zone ano-génitale. Il est possible d’observer un gonflement des paupières avec un écoulement purulent. Ces signes peuvent être accompagnés de symptômes respiratoires secondaires à une broncho-pneumonie et des symptômes plus généraux comme de l’abattement, une anorexie ou de la fièvre. Sur un individu non-immunisé, la maladie évolue quasi exclusivement vers la mort en une dizaine de jours, même avec une prise en charge médicale. Dans ce cas de figure, la guérison est excessivement rare mais lorsque c’est le cas, les lésions mettent 6 à 8 semaines à disparaitre.Il existe une forme amyxomateuse, qui se caractérise par des symptômes exclusivement respiratoires. Cette forme se développe principalement lors d’une contamination par un aérosol (inspiration des particules virales). Chez des lapins vaccinés ou avec une immunité partielle, la maladie peut parfois se développer mais sous une forme moins sévère et non-létale. Les symptômes cutanés régressent alors en quelques semaines. Les très jeunes lapins sont en général très sensibles et meurent plus rapidement que les individus plus âgés.❖ Comment diagnostiquer la maladie hémorragique du lapin ?Il est possible de diagnostiquer la maladie du vivant de l’animal avec une PCR sur un écouvillon des muqueuses des zones les plus atteintes (muqueuses conjonctivales, nasales, vaginales préputiales ou anales) ou sur une biopsie de lésion cutanée. Post-mortem, une analyse histologique peut également être réalisée.❖ Quel est le traitement possible ?En l’absence d’immunité, le traitement est malheureusement vain dans la très grande majorité des cas. Il s’agit essentiellement d’un traitement de soutien (gestion de la température corporelle, alimentation et abreuvement assistés, perfusion) et d’un traitement symptomatique adapté (traitement antibiotique pour lutter contre les surinfections bactériennes notamment). Eventuellement, un traitement antiparasitaire externe doit être administré si des parasites sont visibles sur la peau ou le pelage. Dans les cas les plus sévères, ou en cas de dégradation en hospitalisation, une euthanasie peut être conseillée pour ne pas laisser le lapin souffrir.❖ Comment peut-on prévenir la maladie ?Seule la vaccination permet de prévenir la maladie. Il existe dorénavant un vaccin trivalent permettant de vacciner contre la myxomatose ainsi que les deux variants de la maladie hémorragique en une seule injection annuelle. Les effets secondaires sont rares et consistent le plus souvent en une réaction localeau point d’injection. L’apparition de myxomes au niveau de la face est possible mais rare. Cette manifestation, qui n’est à ce jour pas expliquée, est bénigne et les lésions disparaissent en quelques semaines. Tout effet secondaire de ce type doit faire l’objet d’une déclaration de pharmacovigilance auprès du laboratoire par le biais de votre vétérinaire. Le protocole vaccinal peut être adapté en fonction des vaccins que le lapin a reçu au préalable ou de son état de santé. La balance bénéfice/risque peut être discutée en consultation.Question curieuse : La myxomatose peut-elle avoir des répercussions sur la fertilité des lapins ?Oui ! Cela a notamment été vu chez les mâles lors des cas de myxomatose touchant les parties génitales. L’inflammation locale prolongée augmente la température au niveau des testicules ce qui entraine la mort des spermatozoïdes. Ainsi, si le lapin survit, il peut être stérile pendant plusieurs mois après l’infection. Références :QUESENBERRY KE, CARPENTER JW. Ferrets, Rabbits and Rodents Clinical Medicine and Surgery. 4th ed.Saunders WB. 2020 : 656pVARGA M. Textbook of rabbit medicine. 2nd ed. Butterworth Heinemann Elsevier. UK. 2014 :494p.

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